Rédigé par
Profil Dr Soizic Le Parco
Gynécologue obstétricienne
Le don d'ovocytes, parfois appelé don d'ovules, permet de réaliser une fécondation in vitro avec les ovocytes d'une donneuse. Les ovocytes sont fécondés au laboratoire, puis un embryon est transféré dans l'utérus de la femme qui portera la grossesse.
Ce parcours peut être proposé lorsque la patiente n'a pas d'ovocytes utilisables, lorsque la qualité ovocytaire rend les chances de grossesse très faibles, après certains traitements ayant détruit la réserve ovarienne, ou lorsqu'il existe un risque important de transmettre une maladie génétique grave.
Point essentiel : le don d'ovocytes n'est pas une insémination intra-utérine. Il s'agit d'un parcours de FIV, avec un dossier médical, une évaluation clinico-biologique, une préparation de l'endomètre et un transfert embryonnaire.
En France, le don de gamètes est encadré par la loi de bioéthique. Le don est volontaire, gratuit, librement consenti et réalisé dans des centres autorisés. Depuis le cadre mis en place pour les dons utilisés à partir du 1er septembre 2022, les personnes nées d'un don peuvent demander, à leur majorité, l'accès aux données non identifiantes et à l'identité de la donneuse.
Les ovocytes donnés sont fécondés au laboratoire. Le transfert concerne ensuite un embryon, après préparation médicale de l'utérus.
Réserve ovarienne très basse, insuffisance ovarienne, absence d'ovocytes utilisables ou risque génétique peuvent conduire à discuter cette option.
Au 31 décembre 2025, l'Agence de la biomédecine indiquait plus de 2 700 personnes en attente d'un don d'ovocytes, avec un délai moyen d'environ 22 mois.
Au-delà de la technique, le don interroge la filiation, l'accès aux origines, l'histoire du parcours et la manière d'en parler à l'enfant.

Une demande de don d'ovocytes arrive rarement au début d'un parcours. Elle survient souvent après des bilans, des traitements, des échecs de FIV, une annonce d'insuffisance ovarienne ou une inquiétude génétique. La première étape consiste donc à relire calmement le dossier : âge, réserve ovarienne, AMH, compte des follicules antraux, antécédents de stimulation, qualité embryonnaire, spermogramme, histoire médicale et éventuels avis génétiques.
À l'IMF, l'objectif est de vous donner une lecture claire : est-ce que le don d'ovocytes est réellement l'option la plus pertinente ? Faut-il compléter le bilan avant de décider ? Quel cadre s'applique en France ? Quels délais faut-il anticiper ? Quelles alternatives peuvent encore être discutées ?
Lorsque l'indication est confirmée, nos médecins vous aident à préparer la suite du parcours : constitution du dossier, orientation vers les centres autorisés, coordination avec le médecin de la reproduction, préparation de l'endomètre et suivi gynécologique avant, pendant et après le transfert embryonnaire lorsque le parcours le permet.
Lorsque la réserve ovarienne est très diminuée et que le nombre d’ovocytes attendu reste très faible malgré une stimulation adaptée, le don d’ovocytes peut être envisagé afin d’augmenter les chances d’obtenir des embryons transférables. Cette situation concerne notamment les patientes avec une AMH très basse, un compte de follicules antraux fortement diminué ou plusieurs réponses insuffisantes aux stimulations.
Chez certaines patientes, la fonction ovarienne s’interrompt précocement ou ne permet plus d’obtenir des ovocytes utilisables. Le don d’ovocytes peut alors faire partie des principales options pour envisager une grossesse, après confirmation du diagnostic et relecture du parcours médical.
Après plusieurs tentatives de FIV infructueuses, le don d’ovocytes peut être discuté lorsque l’analyse du dossier suggère que la qualité ou la quantité des ovocytes constitue le principal facteur limitant. Cette réflexion reste individualisée et ne constitue jamais une démarche automatique.
Le don d’ovocytes peut également être envisagé lorsqu’il existe un risque élevé de transmission d’une maladie génétique grave par les ovocytes de la patiente. Cette situation se discute avec une équipe spécialisée, en lien avec une consultation de génétique, afin d’évaluer les options possibles selon le contexte médical.
La première consultation reprend l’ensemble du parcours afin de confirmer que le don d’ovocytes est l’option la plus adaptée. Le médecin réévalue le bilan ovarien, hormonal et échographique, les tentatives précédentes, le dossier spermatique si besoin, et recherche les éléments utérins, génétiques ou médicaux pouvant modifier la stratégie.
Lorsque l’indication est confirmée, le dossier est étudié par l’équipe clinico-biologique d’un centre d’AMP autorisé à réaliser les dons d’ovocytes. Les consultations permettent d’aborder les aspects médicaux, psychologiques, administratifs et légaux du projet, puis de recueillir les consentements nécessaires.
Le délai avant attribution d’un don est variable. Pendant cette période, le dossier peut être actualisé, les examens vérifiés et l’état de l’utérus contrôlé avant le transfert. Une coordination est assurée avec l’équipe de médecine de la reproduction, avec un accompagnement psychologique si nécessaire.
Lorsque des ovocytes sont attribués, ils sont fécondés au laboratoire avec les spermatozoïdes du partenaire ou d’un donneur, selon le projet parental. En parallèle, un traitement hormonal prépare l’endomètre à accueillir l’embryon, avec un suivi échographique et parfois biologique.
Le transfert embryonnaire est généralement réalisé par voie vaginale, sans anesthésie. Une prise de sang environ deux semaines plus tard recherche une grossesse. Si elle est confirmée, les traitements sont poursuivis selon le protocole, puis une première échographie organise le relais vers le suivi obstétrical.
Réserve ovarienne, âge, échecs de FIV, antécédents médicaux ou risque génétique : comprendre la raison change la stratégie.
Bilans hormonaux, échographies, comptes rendus de FIV, spermogrammes, examens génétiques, traitements reçus et courriers médicaux déjà disponibles.
La demande de don d'ovocytes peut impliquer une attente longue. Il faut anticiper le calendrier, l'âge, les examens à renouveler et les alternatives.
Accès aux origines, filiation, place de la donneuse, annonce à l'enfant : ces questions méritent un espace médical et psychologique dédié.
Le don d'ovocytes est discuté après analyse de la réserve ovarienne, des tentatives précédentes, de l'utérus, du spermogramme et du contexte médical.
Conditions d'accès, délais, liste d'attente, accès aux origines, consentements et centres autorisés sont expliqués sans raccourci.
Nos médecins vous aident à articuler bilan de fertilité, dossier de don, préparation endométriale et suivi de début de grossesse.
Le don d'ovocytes est aussi une décision intime. L'écoute, la pédagogie et l'anticipation des questions familiales font partie du parcours.
IMF Paris 9, Paris 16 Thiers et Paris 16 Bassano : consultations de fertilité et de gynécologie coordonnées à Paris.
Le don d'ovocytes n'est pas un renoncement à un parcours de grossesse. C'est parfois la manière la plus réaliste de poursuivre un projet parental, à condition que l'indication, les délais, le cadre légal et la dimension émotionnelle soient expliqués avec précision.
Les praticiens IMF rattachés à cette page permettent de relier vos questions, les examens éventuels et la suite du suivi.
Les centres IMF à Paris permettent d’organiser les consultations, certains examens et le suivi avec les praticiens concernés. Selon votre situation, ils servent de point d’appui pour coordonner les rendez-vous, les résultats et les prochaines étapes du parcours.
Siège historique
Centre IMF 75009
Centre IMF 75008
Retrouvez les différentes options thérapeutiques, interventions, techniques médicales et parcours de soins proposés au sein de cette grande entrée de l'IMF.