Rédigé par
Profil Dr Anais Lavongtheung
Gynécologue obstétricienne
L'endométriose est une maladie gynécologique chronique caractérisée par la présence de tissu semblable à l'endomètre en dehors de la cavité utérine : péritoine, ovaires, trompes, ligaments utéro-sacrés, cloison recto-vaginale, parfois tube digestif ou appareil urinaire.
Sous l'influence du cycle hormonal, ces lésions peuvent provoquer une inflammation locale, des adhérences cicatricielles, des douleurs pelviennes et, dans certaines situations, des kystes ovariens appelés endométriomes. Le retentissement varie beaucoup d'une patiente à l'autre : certaines formes sont très douloureuses malgré peu de lésions visibles, tandis que d'autres sont découvertes lors d'un bilan d'infertilité.
La prise en charge ne repose donc pas uniquement sur l'image ou sur le stade de la maladie. Elle doit tenir compte des symptômes, du projet de grossesse, de la réserve ovarienne, des localisations et de l'impact sur la qualité de vie.

À l'Institut Médical de la Femme et de la Fertilité, nous considérons l'endométriose comme une pathologie qui demande une synergie d'expertises. Le parcours commence par une écoute clinique précise : douleurs, rythme avec le cycle, retentissement digestif ou urinaire, sexualité, fatigue, antécédents chirurgicaux et projet de grossesse.
Le bilan peut associer échographie pelvienne experte, IRM pelvienne, évaluation de la réserve ovarienne et bilan de fertilité si un projet de grossesse existe. L'objectif est de cartographier les lésions, de comprendre leur retentissement et de décider sans perte de temps entre traitement médical, chirurgie, soins de support ou parcours d'AMP.
L'IMF coordonne l'accès à des gynécologues spécialisés, chirurgiens gynécologues, échographistes, médecins de la reproduction, kinésithérapeutes formés à la rééducation pelvienne, médecins de la douleur, nutritionnistes et professionnels du soutien psychologique lorsque c'est utile.
Les règles très douloureuses, surtout lorsqu'elles s'aggravent avec le temps ou résistent aux antalgiques habituels, doivent alerter.
Des douleurs pendant les rapports sexuels, notamment profondes, peuvent aussi évoquer une atteinte postérieure ou une inflammation pelvienne.
Douleurs à la défécation, constipation ou diarrhée rythmée par les règles, douleurs urinaires, envies fréquentes d'uriner ou douleurs lors de la miction peuvent orienter vers certaines localisations.
La chronologie avec le cycle est un indice important, mais les douleurs peuvent aussi devenir continues dans les formes chroniques.
La douleur chronique peut entraîner fatigue intense, troubles du sommeil, anxiété, baisse de moral, absentéisme scolaire ou professionnel et impact sur la sexualité.
Ces symptômes ne sont pas secondaires : ils font partie de l'évaluation et doivent être pris en compte dans le plan de soin.
Le traitement hormonal vise souvent à diminuer ou interrompre les règles afin de réduire l'activité des lésions et les douleurs cycliques : pilules en continu, progestatifs, DIU hormonal ou autres options selon le contexte.
Les antalgiques, anti-inflammatoires lorsqu'ils sont autorisés, et la prise en charge de la douleur peuvent être associés.
La chirurgie n'est pas systématique. Elle se discute en cas de douleurs invalidantes résistantes au traitement médical, d'endométriome, d'atteinte profonde ou de retentissement sur un organe.
L'objectif est de traiter les lésions utiles à traiter, de restaurer l'anatomie lorsque c'est pertinent et de préserver autant que possible la réserve ovarienne.
En cas de désir de grossesse, la stratégie tient compte de l'âge, de la réserve ovarienne, des trompes, du spermogramme et des antécédents. Une FIV, une insémination ou une chirurgie peuvent être discutées selon la situation.
Les soins de support, kinésithérapie pelvienne, activité physique adaptée, accompagnement nutritionnel, algologie et soutien psychologique, aident à réduire le retentissement quotidien.
Échographie experte, IRM pelvienne et relecture du dossier permettent de cartographier les lésions et leur retentissement.
Réserve ovarienne, trompes, spermogramme et stratégie AMP sont discutés tôt lorsque le projet de grossesse existe ou doit être anticipé.
La chirurgie est discutée lorsqu'elle apporte un bénéfice attendu, avec une attention particulière à la réserve ovarienne et à la qualité de vie.
Gynécologues, chirurgiens, échographistes, médecins de la reproduction, kinésithérapeutes pelviens, algologues et nutritionnistes peuvent être coordonnés selon vos besoins.
Le diagnostic et le suivi de l'endométriose sont organisés dans les centres IMF Paris 9, Paris 16 Thiers et Paris 16 Bassano.
Dans l'endométriose, il faut traiter une patiente, pas seulement une image. Les douleurs, la fertilité, les examens, le projet de vie et les priorités du moment doivent être discutés ensemble pour construire une stratégie réellement utile.
Les praticiens IMF rattachés à cette page permettent de relier vos questions, les examens éventuels et la suite du suivi.
Les centres IMF à Paris permettent d’organiser les consultations, certains examens et le suivi avec les praticiens concernés. Selon votre situation, ils servent de point d’appui pour coordonner les rendez-vous, les résultats et les prochaines étapes du parcours.
Siège historique
Centre IMF 75009
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