Rédigé par
Profil Dr Méryl Toledano
Gynécologue médicale
Le traitement de la ménopause regroupe les solutions proposées lorsque la baisse des estrogènes entraîne des symptômes gênants : bouffées de chaleur, sueurs nocturnes, troubles du sommeil, sécheresse vaginale, douleurs pendant les rapports, inconfort urinaire, douleurs articulaires, variations de l’humeur ou baisse de libido.
C'est egalement le meilleur traitement préventif cardiovasculaire de la femme ménopausée ainsi que le meilleur traitement préventif de l'ostéoporose
Il ne s’agit pas de “traiter” une étape normale de la vie, mais d’aider chaque femme lorsque les symptômes altèrent la qualité de vie. Le traitement peut être hormonal, local, non hormonal ou uniquement fondé sur des mesures d’hygiène de vie et de prévention. Le bon choix dépend de l’âge, du délai depuis les dernières règles, de l’utérus, des antécédents personnels, du risque mammaire, cardiovasculaire ou thromboembolique, et surtout de la gêne ressentie.
Chez une femme de 45 ans ou plus, la périménopause et la ménopause sont le plus souvent identifiées à partir des symptômes et de l’évolution des cycles, sans bilan hormonal systématique. Une prise de sang peut être utile dans certains contextes : symptômes avant 45 ans, suspicion d’insuffisance ovarienne prématurée avant 40 ans, contraception ou traitement hormonal rendant l’interprétation plus complexe.
Le traitement est discuté lorsque les symptômes perturbent le sommeil, la vie quotidienne, la sexualité, le travail ou l’équilibre émotionnel.
Le traitement hormonal de la ménopause est efficace sur les bouffées de chaleur et les sueurs nocturnes, il améliore la qualité de vie
En cas de sécheresse, brûlures, douleurs ou symptômes urinaires, les estrogènes vaginaux, lubrifiants ou hydratants peuvent être proposés seuls.
Utérus, antécédents, âge, tabac, migraine, phlébite, cancer du sein ou traitements en cours changent la stratégie.
Le traitement est ajusté dans le temps : dose minimale utile, bénéfices, effets secondaires, risques et souhait de poursuivre.

À l’IMF, la prise en charge de la ménopause commence par une écoute précise des symptômes : intensité des bouffées de chaleur, sommeil, fatigue, humeur, sexualité, sécheresse vaginale, douleurs, troubles urinaires, qualité de vie et attentes vis-à-vis d’un traitement.
Le médecin relit ensuite le contexte médical : âge, date des dernières règles, contraception, utérus présent ou non, tension artérielle, poids, tabac, migraines, antécédents de phlébite, cancer du sein, cancer de l’endomètre, pathologie hépatique, traitements en cours et antécédents familiaux. Cette étape évite les prescriptions standardisées.
Une consultation est indiquée lorsque les symptômes vasomoteurs deviennent fréquents, mal tolérés ou épuisants.
Les symptômes génito-urinaires de la ménopause sont fréquents et souvent sous-traités.
Une ménopause avant 45 ans, ou une suspicion avant 40 ans, nécessite une évaluation spécifique.
Tout saignement survenant après la ménopause doit être évalué avant de conclure à un simple effet hormonal.
Le premier temps consiste à comprendre ce qui vous gêne vraiment et ce que vous attendez du traitement.
Le médecin recherche les éléments qui orientent, autorisent ou contre-indiquent certains traitements.
Le traitement peut être général, local ou non hormonal selon les symptômes et les contre-indications.
Le traitement est ajusté selon l’efficacité, la tolérance et l’évolution du rapport bénéfice-risque.
Le THM est le traitement le plus efficace des bouffées de chaleur et sueurs nocturnes lorsqu’il est indiqué. L’objectif est la dose minimale utile, pas une prescription automatique.
Si l’utérus est présent, un estrogène général doit être associé à une progestérone ou un progestatif pour limiter le risque d’hyperplasie et de cancer de l’endomètre.
La voie cutanée par gel, patch ou spray peut être privilégiée dans plusieurs profils, notamment lorsque l’on cherche à limiter certains risques thromboemboliques par rapport à la voie orale.
Les estrogènes vaginaux ont une action surtout locale et peuvent être utilisés seuls ou avec des hydratants et lubrifiants. Ils doivent aussi être réévalués régulièrement.
Antécédent de cancer hormono-dépendant, phlébite, embolie pulmonaire, AVC, maladie hépatique active ou saignement inexpliqué imposent une analyse médicale avant toute prescription.
Les hormones composées non contrôlées, dosages salivaires ou promesses anti-âge doivent être abordés avec prudence : efficacité, sécurité, pureté et dosage ne sont pas toujours établis.
Le traitement est choisi à partir de vos symptômes, de vos risques et de vos priorités, sans protocole unique imposé.
Le médecin vous explique les options possibles et leurs limites : traitement hormonal, traitement vaginal, mesures non hormonales ou surveillance.
Le rapport bénéfice-risque est réévalué régulièrement, avec adaptation de la dose et de la durée selon votre évolution.
Dépistage gynécologique, santé osseuse, sexualité, troubles urinaires et prévention cardiovasculaire font partie de la prise en charge.
IMF Paris 8 George V, IMF Paris 9 Place de Clichy et IMF Paris 16 Victor Hugo permettent un accès simple au suivi.
Le bon traitement de la ménopause n’est pas celui que l’on prescrit à toutes. C’est celui qui soulage vraiment, au bon moment, avec un risque compris et réévalué.
Les praticiens IMF rattachés à cette page permettent de relier vos questions, les examens éventuels et la suite du suivi.
Les centres IMF à Paris permettent d’organiser les consultations, certains examens et le suivi avec les praticiens concernés. Selon votre situation, ils servent de point d’appui pour coordonner les rendez-vous, les résultats et les prochaines étapes du parcours.
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Retrouvez les différentes options thérapeutiques, interventions, techniques médicales et parcours de soins proposés au sein de cette grande entrée de l'IMF.