Rédigé par
Profil Dr Soizic Le Parco
Gynécologue obstétricienne
Le DPI-A signifie diagnostic préimplantatoire des aneuploïdies. Il est aussi connu sous le nom anglais PGT-A, pour preimplantation genetic testing for aneuploidy. Son objectif est d'analyser le nombre de chromosomes d'un embryon obtenu par fécondation in vitro, avant un éventuel transfert dans l'utérus.
Une aneuploïdie correspond à un nombre anormal de chromosomes. Beaucoup d'embryons aneuploïdes ne s'implantent pas, ou peuvent être associés à un arrêt précoce de la grossesse (au 1 er trimestre). Le DPI-A cherche donc à distinguer les embryons probablement euploïdes, c'est-à-dire avec un nombre de chromosomes adéquate, des embryons aneuploïdes qui ne permettront pas la naissance d'un enfant.
Point essentiel : le DPI-A ne traite pas l'embryon et ne corrige pas une anomalie. Il s'agit d'un test de sélection embryonnaire réalisé dans un cadre technique, éthique et légal strict. Il ne garantit ni implantation, ni grossesse évolutive, ni naissance.
Autre point important : le DPI-A ne peut être réalisé que sur des embryons obtenus en laboratoire spéciamlisé auite à une fécondation in vitro (FIV). L'analyse génétique est pratiquée sur des cellules recueillies par biopsie de l'embryon, le plus souvent au stade blastocyste. Cette biopsie doit être pratiquée par des équipes entrainées et expertes.
L'insémination se déroule dans le corps. Le DPI-A nécessite des embryons issus d'une FIV, cultivés et analysés en laboratoire.
En France, le diagnostic préimplantatoire est encadré par la loi et est autorisé dans un cadre légal strict : l'existence d'une pathologie génétique avérée chez l'un des membres du couple. Il ne peut pas être réalisé en dehors de ce cadre légal et n'est pratiqué que dans certains centres d'AMP agréés en France (5 centres)
Mosaïcisme embryonnaire, absence d'embryon transférable, résultats non concluants et absence de garantie de grossesse doivent être expliqués avant toute décision.
Âge, fausses couches, réserve ovarienne, échecs d'implantation, anomalie chromosomique familiale ou projet de FIV ne vous orienteront pas tous vers ce type de prise en charge

Les patientes arrivent souvent avec une question très concrète : le DPI-A peut-il éviter une fausse couche, un échec d'implantation ou une longue succession de transferts ? La réponse ne peut pas être standardisée. Elle dépend de votre âge, du nombre d'embryons obtenus en FIV, de l'histoire du couple, des antécédents de fausses couches, d'éventuelles anomalies chromosomiques connues et du cadre légal applicable.
À l'IMF, l'information est volontairement prudente. Nous distinguons le DPI autorisé pour certaines situations génétiques graves, le DPI-A comme dépistage des aneuploïdies, et les examens réellement disponibles ou pertinents dans votre parcours à Paris.
Lorsque la question relève d'un risque génétique familial ou chromosomique documenté, le parcours nécessite une orientation vers une équipe agréée et un conseil génétique. Lorsque la question est celle de l'âge, des fausses couches ou des échecs d'implantation, le médecin vous aide à hiérarchiser les options : bilan de fertilité, stratégie de FIV, qualité embryonnaire, exploration utérine, génétique du couple ou orientation spécialisée.
Le diagnostic préimplantatoire, ou DPI, est possible en France lorsqu'un couple présente un risque identifié de transmettre une maladie génétique d'une particulière gravité ou une anomalie chromosomique connue. Il s'agit d'une démarche spécialisée, encadrée et préparée avec une équipe de génétique.
Le DPI-A ne recherche pas une maladie familiale précise. Il analyse le nombre de chromosomes afin de repérer des embryons probablement aneuploïdes. Cette logique est différente, car elle vise la sélection embryonnaire dans un contexte de FIV.
En France, le diagnostic préimplantatoire est strictement encadré. Le DPI-A comme dépistage généralisé des aneuploïdies ne doit pas être présenté comme une option simple, libre et disponible pour tout parcours de FIV.
Le DPI-A nécessite d'abord un parcours de FIV : stimulation ovarienne, ponction ovocytaire, fécondation au laboratoire, puis culture des embryons jusqu'à un stade permettant une éventuelle biopsie.
Lorsque l'analyse est réalisée, quelques cellules sont prélevées sur la partie externe du blastocyste, appelée trophectoderme. Cette zone contribuera plus tard au placenta, mais le geste reste très technique et réservé à des laboratoires spécialisés.
Le laboratoire analyse le nombre de chromosomes. Le compte rendu ne classe pas seulement les embryons en "bons" ou "mauvais" : il peut y avoir des résultats non conclusifs ou mosaïques, qui demandent une interprétation spécialisée.
Si un embryon transférable est disponible, un transfert peut être organisé dans un cycle ultérieur. S'il n'y a pas d'embryon transférable, il faut discuter la suite du parcours de FIV.
Âge maternel, fausses couches, échecs d'implantation, anomalie chromosomique parentale ou anxiété ne relèvent pas du même raisonnement médical.
Il faut distinguer ce qui est légalement accessible en France, ce qui relève d'un centre autorisé, et ce qui est parfois proposé dans d'autres pays.
L'intérêt potentiel d'une analyse dépend beaucoup du nombre de blastocystes obtenus. Un faible nombre d'embryons peut rendre la démarche peu peu performante voire impossible à réaliser.
Optimisation du protocole de FIV, exploration utérine, bilan génétique parental, stratégie de transfert ou accompagnement spécialisé peuvent être plus pertinents selon le dossier.
Le DPI-A est expliqué avec ses limites, sans promesse de grossesse et sans confusion avec une option automatique de FIV.
Nos médecins distinguent ce qui relève du DPI autorisé, du DPI-A comme dépistage, et des démarches nécessitant un conseil génétique.
Âge, réserve ovarienne, spermogramme, antécédents, qualité embryonnaire et cavité utérine sont analysés ensemble avant de conclure.
Si un risque génétique ou chromosomique est identifié, une orientation vers les interlocuteurs autorisés peut être discutée.
IMF Paris 9, Paris 16 Thiers et Paris 16 Bassano : consultations de fertilité coordonnées pour clarifier votre stratégie d'AMP.
Le DPI-A doit être présenté comme une information complexe, pas comme une solution magique. La première responsabilité médicale est de dire clairement ce qui est possible, ce qui est prouvé, ce qui est encadré, et ce qui ne changera pas le pronostic d'un couple.
Les praticiens IMF rattachés à cette page permettent de relier vos questions, les examens éventuels et la suite du suivi.
Les centres IMF à Paris permettent d’organiser les consultations, certains examens et le suivi avec les praticiens concernés. Selon votre situation, ils servent de point d’appui pour coordonner les rendez-vous, les résultats et les prochaines étapes du parcours.
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