Identifier le type de fuite
Effort, urgenturie, mixte ou vidange incomplète : les symptômes orientent des traitements très différents.
L'incontinence urinaire désigne toute fuite involontaire d'urine. Elle est fréquente, mais elle ne doit pas être banalisée : il existe des traitements, à condition de comprendre le mécanisme des fuites.
L'incontinence urinaire d'effort survient lors d'une augmentation de pression abdominale : toux, éternuement, rire, sport, port de charge, saut ou changement de position. Elle est souvent liée à un défaut de soutien de l'urètre, à une faiblesse du plancher pelvien ou à une insuffisance sphinctérienne.
L'incontinence par urgenturie correspond à une fuite précédée d'une envie brutale et difficile à retenir. Elle est souvent liée à une hyperactivité vésicale. L'incontinence mixte associe effort et urgenturie. Plus rarement, des fuites peuvent être liées à une mauvaise vidange de la vessie, à une infection, à un prolapsus, à un traitement, à une pathologie neurologique ou à une fistule.
La chirurgie n'est donc pas le point de départ. Elle se discute surtout pour une incontinence d'effort persistante et invalidante, après un bilan précis et lorsque les traitements conservateurs ne suffisent pas ou ne sont pas adaptés.
Effort, urgenturie, mixte ou vidange incomplète : les symptômes orientent des traitements très différents.
Rééducation périnéale, adaptation des boissons, perte de poids si nécessaire, traitement d'une constipation ou d'une toux peuvent déjà améliorer les fuites.
Les traitements chirurgicaux de l’incontinence urinaire par impériosité comprennent la neuromodulation, (implantation d’un boîtier sous-cutané stimulant le nerf sacré) qui peut aider à reprendre le contrôle de sa vessie. Les injections de toxine botulique dans la vessie sont une alternative.
Une intervention peut améliorer la qualité de vie, mais elle impose une information précise sur douleur, infection, rétention, récidive et complications possibles.

Une fuite urinaire peut sembler simple à décrire, mais elle cache souvent plusieurs mécanismes. La consultation reprend les circonstances des fuites, leur fréquence, leur volume, leur impact sur la vie quotidienne, les grossesses, les accouchements, la ménopause, les antécédents chirurgicaux, les traitements, les infections urinaires, la constipation et l'existence d'un prolapsus.
L'examen gynécologique recherche un défaut de soutien, une descente d'organe, une atrophie vulvo-vaginale, une douleur, une cicatrice ou une fuite provoquée à la toux. Selon la situation, un calendrier mictionnel, une analyse d'urine, une échographie, une mesure du résidu post-mictionnel ou un bilan urodynamique peuvent être demandés, notamment avant une chirurgie ou en cas de symptômes mixtes.
Un bilan complémentaire comprenant une échographie, un calendrier mictionnel et un bilan uro dynamique est souvent precsrit
Le traitement est ensuite hiérarchisé : rééducation périnéale et vésicale, mesures comportementales, traitement de l'hyperactivité vésicale, pessaire dans certaines situations, injections péri-urétrales ou options chirurgicales pour l'incontinence d'effort. Lorsque l'intervention est indiquée, l'IMF organise l'information, la programmation et le suivi avec les établissements partenaires.
Les fuites pendant la toux, le sport, le rire, les sauts ou le port de charges évoquent une incontinence urinaire d'effort. Si vous êtes gênée parlez en à votre gynecologue elle ou il vous orientera
En cas de fuite précédée d'une envie brutale. Cela oriente plutôt vers une hyperactivité vésicale. Seront alors discutés des traitements médicaux par toxine botulique ou neuromodulation selon le cas.
Beaucoup de patientes associent fuites à l'effort et urgenturies. Dans ce cas, il faut hiérarchiser ce qui gêne le plus avant de traiter.
Les fuites peuvent être associées à une descente d'organe, à un accouchement, à une atrophie génito-urinaire de la ménopause ou à une modification du périnée. L'examen sera l'occasion d'analyser l'ensemble des symptômes
La première étape consiste à décrire précisément les fuites et leur impact afin d'éviter un traitement inadapté.
L'examen recherche une fuite provoquée, une faiblesse du périnée, un prolapsus ou une cause locale à traiter en priorité.
Les options non chirurgicales sont généralement essayées en premier, surtout lorsque les fuites ne sont pas strictement d'effort.La rééducation périnéale supervisée et exercices à domicile, l'adaptation des apports en caféine, alcool enfin le traitement local de la ménopause, de la constipation doivent également être pris en compte .
Si les symptômes persistent et que l'indication est claire, un geste peut être proposé selon le type d'incontinence.
Le suivi vérifie l'amélioration, la vidange vésicale, la douleur, les infections éventuelles et la reprise progressive des activités.
Effort, urgenturie, mixte ou vidange incomplète : cette distinction conditionne tout le traitement.
Nombre de séances, exercices à domicile, biofeedback, électrostimulation, progrès obtenus et limites doivent être repris clairement.
Une intervention peut améliorer une fuite d'effort, mais ne corrige pas toujours l'urgence, la fréquence ou les réveils nocturnes.
Douleur, infection, difficulté à uriner, récidive, gêne sexuelle, complication de matériel ou besoin de reprise doivent être discutés sans flou.
Le bilan distingue fuites d'effort, urgenturie, incontinence mixte, prolapsus et troubles de vidange.
Dr Magali Lesavre et Dr Caroline Trichot prennent en charge les indications de chirurgie de l'incontinence urinaire.
La rééducation, les traitements médicaux et les alternatives sont repris avant toute décision opératoire.
Le type de geste, le matériel éventuel, les complications possibles et les suites sont expliqués avant la programmation.
Le bon traitement d'une fuite urinaire commence par une question simple : dans quelle situation la fuite arrive-t-elle ? Sans cette réponse, une chirurgie peut être techniquement réussie mais cliniquement décevante.
Les praticiens IMF rattachés à cette page permettent de relier vos questions, les examens éventuels et la suite du suivi.
Les centres IMF à Paris permettent d’organiser les consultations, certains examens et le suivi avec les praticiens concernés. Selon votre situation, ils servent de point d’appui pour coordonner les rendez-vous, les résultats et les prochaines étapes du parcours.
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