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Consultation d'uro-gynécologie pour incontinence urinaire à l'IMF Paris

Incontinence urinaire chez la femme

Des fuites à l'effort, une envie urgente ou une gêne quotidienne méritent un bilan précis. À l'IMF, chaque traitement est adapté au mécanisme identifié.
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Définition

Qu’est-ce que l’incontinence urinaire ?

L'incontinence urinaire désigne toute fuite involontaire d'urine. Elle est fréquente, mais elle ne doit pas être banalisée : il existe des traitements, à condition de comprendre le mécanisme des fuites.

L'incontinence urinaire d'effort survient lors d'une augmentation de pression abdominale : toux, éternuement, rire, sport, port de charge, saut ou changement de position. Elle est souvent liée à un défaut de soutien de l'urètre, à une faiblesse du plancher pelvien ou à une insuffisance sphinctérienne.

L'incontinence par urgenturie correspond à une fuite précédée d'une envie brutale et difficile à retenir. Elle est souvent liée à une hyperactivité vésicale. L'incontinence mixte associe effort et urgenturie. Plus rarement, des fuites peuvent être liées à une mauvaise vidange de la vessie, à une infection, à un prolapsus, à un traitement, à une pathologie neurologique ou à une fistule.

La chirurgie n'est donc pas le point de départ. Elle se discute surtout pour une incontinence d'effort persistante et invalidante, après un bilan précis et lorsque les traitements conservateurs ne suffisent pas ou ne sont pas adaptés.

À retenir

À retenir sur l’incontinence urinaire

Identifier le type de fuite

Effort, urgenturie, mixte ou vidange incomplète : les symptômes orientent des traitements très différents.

Commencer par les options conservatrices

Rééducation périnéale, adaptation des boissons, perte de poids si nécessaire, traitement d'une constipation ou d'une toux peuvent déjà améliorer les fuites.

Une chirurgie adaptée en fonction de l'étiologie

Les traitements chirurgicaux de l’incontinence urinaire par impériosité comprennent la neuromodulation, (implantation d’un boîtier sous-cutané stimulant le nerf sacré) qui peut aider à reprendre le contrôle de sa vessie. Les injections de toxine botulique dans  la vessie  sont une alternative.

Les traitements chirurgicaux de l’incontinence urinaire d’effort comprennent la mise en place d’une bandelette sous uréthrale (TVT ou TOT). L’objectif est de consolider le soutien de l’urèthre.
Les ballons urétraux sont réservés aux incontinences urinaires par insuffisance du sphincter.

Les bénéfices et risques doivent être clairs

Une intervention peut améliorer la qualité de vie, mais elle impose une information précise sur douleur, infection, rétention, récidive et complications possibles.

Repères

L’incontinence urinaire à l’IMF : un bilan avant toute indication

Consultation d'uro-gynécologie pour incontinence urinaire à l'IMF Paris

Une fuite urinaire peut sembler simple à décrire, mais elle cache souvent plusieurs mécanismes. La consultation reprend les circonstances des fuites, leur fréquence, leur volume, leur impact sur la vie quotidienne, les grossesses, les accouchements, la ménopause, les antécédents chirurgicaux, les traitements, les infections urinaires, la constipation et l'existence d'un prolapsus.

L'examen gynécologique recherche un défaut de soutien, une descente d'organe, une atrophie vulvo-vaginale, une douleur, une cicatrice ou une fuite provoquée à la toux. Selon la situation, un calendrier mictionnel, une analyse d'urine, une échographie, une mesure du résidu post-mictionnel ou un bilan urodynamique peuvent être demandés, notamment avant une chirurgie ou en cas de symptômes mixtes.

Un bilan complémentaire comprenant une échographie, un calendrier mictionnel et un bilan uro dynamique est souvent precsrit

Le traitement est ensuite hiérarchisé : rééducation périnéale et vésicale, mesures comportementales, traitement de l'hyperactivité vésicale, pessaire dans certaines situations, injections péri-urétrales ou options chirurgicales pour l'incontinence d'effort. Lorsque l'intervention est indiquée, l'IMF organise l'information, la programmation et le suivi avec les établissements partenaires.

Étapes

Quand consulter pour une incontinence urinaire ?

01

Fuites à l’effort

Les fuites pendant la toux, le sport, le rire, les sauts ou le port de charges évoquent une incontinence urinaire d'effort. Si vous êtes gênée parlez en à votre gynecologue elle ou il vous orientera

02

Urgences urinaires et envies impossibles à retenir

En cas de fuite précédée d'une envie brutale. Cela oriente plutôt vers une hyperactivité vésicale. Seront alors discutés des traitements médicaux par toxine botulique ou neuromodulation selon le cas.

03

Incontinence mixte

Beaucoup de patientes associent fuites à l'effort et urgenturies. Dans ce cas, il faut hiérarchiser ce qui gêne le plus avant de traiter.

04

Prolapsus, post-partum ou ménopause

Les fuites peuvent être associées à une descente d'organe, à un accouchement, à une atrophie génito-urinaire de la ménopause ou à une modification du périnée. L'examen sera l'occasion d'analyser l'ensemble des symptômes

Étapes

Déroulement d’un parcours de prise en charge

01

Interrogatoire et calendrier mictionnel

La première étape consiste à décrire précisément les fuites et leur impact afin d'éviter un traitement inadapté.

  • circonstances des fuites : effort, urgence, nuit, post-miction, rapport sexuel ;
  • fréquence, volume, protections utilisées et retentissement social ou sportif ;
  • boissons, caféine, constipation, toux chronique, médicaments et antécédents ;
  • calendrier mictionnel sur plusieurs jours si nécessaire.
02

Examen clinique et examens ciblés

L'examen recherche une fuite provoquée, une faiblesse du périnée, un prolapsus ou une cause locale à traiter en priorité.

  • examen gynécologique, test à la toux, évaluation du plancher pelvien ;
  • bandelette urinaire ou ECBU si suspicion d'infection ;
  • résidu post-mictionnel par échographie si sensation de mauvaise vidange ;
  • bilan urodynamique avant chirurgie ou dans les situations complexes.
03

Traitements de première intention

Les options non chirurgicales sont généralement essayées en premier, surtout lorsque les fuites ne sont pas strictement d'effort.La rééducation périnéale supervisée et exercices à domicile, l'adaptation des apports en caféine, alcool enfin le traitement local de la ménopause, de la constipation doivent également être pris en compte .

04

Discussion d’un geste ciblé

Si les symptômes persistent et que l'indication est claire, un geste peut être proposé selon le type d'incontinence.

  • bandelette sous-urétrale ou colposuspension pour certaines incontinences d'effort ;
  • injection péri-urétrale lorsque l'on cherche une option moins invasive mais souvent moins durable ;
  • toxine botulique ou neuromodulation pour certaines hyperactivités vésicales résistantes ;
  • coordination avec le traitement d'un prolapsus si les deux problèmes coexistent.
05

Suivi après traitement

Le suivi vérifie l'amélioration, la vidange vésicale, la douleur, les infections éventuelles et la reprise progressive des activités.

Conseils

Questions à préparer avant un avis uro-gynécologique

01

Quel type d’incontinence ai-je ?

Effort, urgenturie, mixte ou vidange incomplète : cette distinction conditionne tout le traitement.

02

La rééducation a-t-elle été optimale ?

Nombre de séances, exercices à domicile, biofeedback, électrostimulation, progrès obtenus et limites doivent être repris clairement.

03

Quel bénéfice attendre d’un geste ?

Une intervention peut améliorer une fuite d'effort, mais ne corrige pas toujours l'urgence, la fréquence ou les réveils nocturnes.

04

Quels risques dois-je connaître ?

Douleur, infection, difficulté à uriner, récidive, gêne sexuelle, complication de matériel ou besoin de reprise doivent être discutés sans flou.

Réassurance

Pourquoi être accompagnée à l’IMF pour l’incontinence urinaire ?

01

Une évaluation uro-gynécologique

Le bilan distingue fuites d'effort, urgenturie, incontinence mixte, prolapsus et troubles de vidange.

02

Deux chirurgiennes référentes

Dr Magali Lesavre et Dr Caroline Trichot prennent en charge les indications de chirurgie de l'incontinence urinaire.

03

Une chirurgie jamais automatique

La rééducation, les traitements médicaux et les alternatives sont repris avant toute décision opératoire.

04

Une information claire sur les risques

Le type de geste, le matériel éventuel, les complications possibles et les suites sont expliqués avant la programmation.

Citation
Parole d’expert

Traiter le mécanisme, pas seulement la fuite

Le bon traitement d'une fuite urinaire commence par une question simple : dans quelle situation la fuite arrive-t-elle ? Sans cette réponse, une chirurgie peut être techniquement réussie mais cliniquement décevante.

Institut Médical de Fertilité
Équipe médicale IMFUro-gynécologie
Centres IMF

Des lieux pensés pour coordonner le parcours.

Les centres IMF à Paris permettent d’organiser les consultations, certains examens et le suivi avec les praticiens concernés. Selon votre situation, ils servent de point d’appui pour coordonner les rendez-vous, les résultats et les prochaines étapes du parcours.