Prendre RDV
Consultation pour prolapsus génital à l'IMF Paris

Prolapsus génital

Sensation de boule, pesanteur ou gêne intime : à l'IMF, le prolapsus est évalué pour choisir entre surveillance, pessaire, rééducation ou chirurgie.
prolapsus génital descente d organes cystocèle rectocèle prolapsus utérin pessaire vaginal rééducation périnéale chirurgie du prolapsus
Définition

Qu’est-ce qu’un prolapsus génital ?

Le prolapsus génital, aussi appelé descente d'organes, correspond au glissement d'un ou plusieurs organes pelviens vers le vagin. Il peut concerner la vessie, l'utérus, le rectum ou le sommet du vagin après une hystérectomie. Il est lié à une fragilité des muscles, ligaments et tissus de soutien du plancher pelvien.

On distingue plusieurs formes : la cystocèle lorsque la vessie descend vers la paroi antérieure du vagin, la rectocèle lorsque le rectum bombe vers la paroi postérieure, le prolapsus utérin lorsque l'utérus descend, et le prolapsus du dôme vaginal après ablation de l'utérus. Plusieurs compartiments peuvent être touchés en même temps.

Un prolapsus n'est pas toujours dangereux et ne nécessite pas systématiquement une opération. La décision dépend surtout des symptômes, du stade, de l'impact sur la vie quotidienne, des troubles urinaires ou digestifs associés, de la sexualité, de la ménopause, du terrain médical et du projet de grossesse.

À retenir

À retenir sur le prolapsus génital

Il peut être discret ou très gênant

Un prolapsus léger peut ne donner aucun symptôme. Une sensation de boule, de pesanteur ou de frottement change l'indication.

Le type de prolapsus compte

Cystocèle, rectocèle, prolapsus utérin ou du dôme vaginal ne provoquent pas les mêmes symptômes ni les mêmes traitements.

La chirurgie n’est pas automatique

Rééducation périnéale, adaptation du mode de vie, traitement local de la ménopause ou pessaire peuvent suffire ou retarder l'opération.

La décision est très personnalisée

Sexualité, âge, activité, antécédents, incontinence, constipation et souhait de conserver l'utérus influencent le choix.

Repères

Le prolapsus à l’IMF : évaluer la gêne avant de choisir le traitement

Consultation pour prolapsus génital à l'IMF Paris

La consultation commence par comprendre ce qui vous gêne vraiment : sensation de boule, pesanteur en fin de journée, frottement, difficultés urinaires, incontinence, constipation, besoin d'appuyer dans le vagin pour aller à la selle, gêne sexuelle, douleur, récidive ou inquiétude liée à l'évolution.

L'examen gynécologique précise le ou les compartiments concernés et le stade du prolapsus. Il peut être réalisé au repos et à l'effort, parfois debout si les symptômes ne sont visibles que dans cette position. Le médecin recherche aussi une atrophie liée à la ménopause, une faiblesse périnéale, une incontinence d'effort masquée ou un trouble de vidange.

Le traitement est ensuite choisi avec vous : surveillance si la gêne est faible, rééducation périnéale, traitement local par estrogènes après la ménopause, pessaire vaginal, ou chirurgie lorsque les symptômes altèrent la vie quotidienne. L'objectif n'est pas de corriger une image à tout prix, mais d'améliorer la fonction, le confort et la qualité de vie avec le geste le plus adapté.

Étapes

Quand consulter pour un prolapsus génital ?

01

Sensation de boule ou de pesanteur

Le symptôme le plus évocateur est une boule dans le vagin, parfois visible ou ressentie surtout debout, à l’effort ou en fin de journée. Une impression de descente, de frottement, une gêne à la marche, au sport ou lors du port de charges peuvent être associées. Ces symptômes sont généralement améliorés en position allongée.

02

Troubles urinaires associés

Un prolapsus antérieur peut modifier le fonctionnement de la vessie ou révéler une incontinence d’effort.

03

Difficultés à la selle

Une rectocèle ou un trouble du compartiment postérieur peut donner une constipation terminale ou une sensation d’évacuation incomplète. Le besoin de pousser longtemps ou d’utiliser des laxatifs régulièrement peut accentuer le phénomène.

04

Gêne sexuelle, ménopause ou post-partum

Le prolapsus peut entraîner une gêne intime, une sécheresse, une appréhension des rapports ou une modification du périnée après grossesse.

05

Évolution, récidive ou signes à ne pas banaliser

Certains signes justifient un avis plus rapide pour vérifier l’absence de complication locale ou de trouble de vidange important. Une boule qui sort largement, saigne, s’ulcère ou devient douloureuse, ou une impossibilité d’uriner correctement avec sensation de rétention, doivent faire consulter rapidement.

Étapes

Déroulement d’un parcours de prise en charge

01

Analyse des symptômes et du retentissement

Le traitement dépend d'abord de la gêne réelle, pas seulement du stade observé à l'examen.

  • sensation de boule, pesanteur, douleurs ou frottements ;
  • symptômes urinaires, digestifs et sexuels associés ;
  • impact sur le sport, le travail, les rapports, les déplacements ou le sommeil ;
  • antécédents d'accouchement, hystérectomie, chirurgie pelvienne ou incontinence.
02

Examen clinique et stadification

L'examen précise quel compartiment descend et jusqu'où, au repos et à l'effort.

  • examen au spéculum et test de poussée ;
  • analyse du compartiment antérieur, apical et postérieur ;
  • recherche d'une incontinence d'effort parfois masquée par le prolapsus ;
  • évaluation du périnée, de la trophicité vaginale et des cicatrices.
03

Examens ciblés si nécessaire

Les examens complémentaires sont demandés selon les symptômes, surtout avant chirurgie ou en cas de gêne urinaire ou digestive complexe.

  • analyse d'urine ou ECBU si brûlures ou infections répétées ;
  • mesure du résidu post-mictionnel si mauvaise vidange ;
  • bilan urodynamique si incontinence, urgenturie ou chirurgie prévue ;
  • imagerie dynamique ou avis digestif en cas de rectocèle complexe.
04

Options non chirurgicales

Lorsque la gêne est modérée ou qu'une chirurgie n'est pas souhaitée, plusieurs options peuvent améliorer les symptômes.

  • rééducation périnéale spécialisée et apprentissage des bons efforts ;
  • prise en charge de la constipation, de la toux chronique et du surpoids ;
  • traitement local vaginal après la ménopause si sécheresse ou irritation ;
  • pessaire vaginal adapté, avec suivi, nettoyage et réajustement si besoin.
05

Chirurgie personnalisée si indication

La chirurgie se discute lorsque les symptômes altèrent la vie quotidienne malgré les options conservatrices ou si le prolapsus est avancé.

  • réparation vaginale antérieure ou postérieure selon le compartiment ;
  • traitement du prolapsus utérin avec conservation ou non de l'utérus selon le cas ;
  • fixation apicale, promontofixation ou autre technique adaptée au profil ;
  • discussion d'un geste d'incontinence associé si nécessaire.
Conseils

Questions à préparer avant une consultation pour prolapsus

01

Quel compartiment est concerné ?

Cystocèle, rectocèle, prolapsus utérin ou du dôme vaginal n'ont pas les mêmes symptômes ni les mêmes gestes.

02

Peut-on éviter ou différer la chirurgie ?

Rééducation, pessaire, traitement vaginal local et adaptation des efforts peuvent être pertinents selon la gêne.

03

Quel impact sur ma sexualité ?

La gêne actuelle, les douleurs, le souhait de rapports vaginaux et le type de chirurgie doivent être discutés explicitement.

04

Quels risques de récidive ?

Le prolapsus peut revenir. Poids, constipation, toux, efforts et qualité des tissus influencent le résultat à long terme.

Réassurance

Pourquoi être accompagnée à l’IMF pour un prolapsus ?

01

Une lecture uro-gynécologique

Le prolapsus est évalué avec les symptômes urinaires, digestifs, sexuels et périnéaux, pas seulement avec son stade.

02

Des options non chirurgicales

Rééducation, pessaire, traitement local et conseils d’effort sont discutés avant toute programmation opératoire.

03

Deux chirurgiennes référentes

Dr Magali Lesavre et Dr Caroline Trichot prennent en charge les indications de chirurgie du périnée et de chirurgie uro-gynécologique.

04

Une décision partagée

Bénéfices attendus, risques, récidive, sexualité et récupération sont expliqués avant de choisir la technique.

Citation
Parole d’expert

Traiter la gêne, pas seulement le stade

Un prolapsus ne se traite pas parce qu'il se voit à l'examen. Il se traite lorsqu'il gêne, désorganise la vessie, le transit, la sexualité ou la vie quotidienne.

Institut Médical de Fertilité
Équipe médicale IMFUro-gynécologie
Centres IMF

Des lieux pensés pour coordonner le parcours.

Les centres IMF à Paris permettent d’organiser les consultations, certains examens et le suivi avec les praticiens concernés. Selon votre situation, ils servent de point d’appui pour coordonner les rendez-vous, les résultats et les prochaines étapes du parcours.