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Consultation d'infertilité masculine à l'IMF Paris

Infertilité masculine

Un facteur masculin est impliqué dans près d'un cas d'infertilité sur deux. À l'IMF, le bilan masculin est mené en parallèle du bilan féminin pour identifier la cause et proposer la stratégie la plus adaptée.
Infertilité masculine Spermogramme Andrologue Azoospermie Oligospermie ICSI Varicocèle ADN spermatique
Auteur médical

Ces repères sont rédigés avec l’exigence médicale d’un praticien IMF.

Définition

Qu’est-ce que l’infertilité masculine ?

On parle d'infertilité lorsqu'un couple ne parvient pas à obtenir une grossesse après 12 mois de rapports sexuels réguliers sans contraception. L'infertilité masculine correspond à une situation où un facteur masculin est identifié comme cause principale ou contributive.

Elle est beaucoup plus fréquente qu'on ne l'imagine : un facteur masculin est retrouvé dans environ la moitié des couples consultant pour infertilité, seul ou associé à un facteur féminin. Pourtant, elle reste souvent sous-explorée, car elle ne provoque généralement aucun symptôme visible.

Un homme peut avoir une sexualité normale, ne ressentir aucune douleur et se sentir en parfaite santé tout en présentant une anomalie du spermogramme, un trouble hormonal, une varicocèle, une anomalie génétique ou une altération de l'ADN spermatique. C'est pourquoi le bilan masculin doit être réalisé en même temps que le bilan féminin, dès le début du parcours.

À retenir

À retenir sur le bilan de fertilité masculine

Le bilan masculin est indispensable

Il associe spermogramme, interrogatoire médical, examen clinique, bilan hormonal et examens ciblés selon les résultats : échographie testiculaire, génétique, recherche d'infection ou analyse de l'ADN spermatique.

L’infertilité masculine est souvent silencieuse

Il n'y a le plus souvent ni douleur, ni trouble sexuel, ni signe visible. Le spermogramme reste l'examen de référence pour dépister une anomalie de concentration, mobilité, morphologie, volume ou absence de spermatozoïdes.

La spermatogenèse demande du temps

La fabrication des spermatozoïdes dure environ 74 jours. Les effets d'un changement d'hygiène de vie, d'un traitement ou d'une supplémentation ne se mesurent donc pas immédiatement : un contrôle se raisonne souvent à 3 mois.

Repères

Infertilité masculine à l’IMF : le couple évalué ensemble

Consultation d'infertilité masculine à l'IMF Paris

À l'IMF, nous partons d'un principe simple : l'infertilité est un sujet de couple. La femme et l'homme sont donc évalués simultanément, dès le premier rendez-vous, afin de ne pas retarder le diagnostic ni la stratégie de prise en charge.

Le Dr Alexandra Mesner, médecin de la reproduction avec une expertise andrologique et biologique, reçoit les hommes en parallèle du bilan féminin. Elle analyse le spermogramme, précise les antécédents, recherche les facteurs de risque et prescrit les examens complémentaires utiles : bilan hormonal, échographie, génétique ou étude de l'ADN spermatique selon le contexte.

Cette organisation permet de proposer rapidement la bonne orientation : optimisation naturelle de la fertilité, correction d'un facteur médical, avis chirurgical pour varicocèle ou prélèvement testiculaire, ou assistance médicale à la procréation par IIU, FIV ou ICSI.

Étapes

Les principales causes d’infertilité masculine

01

Causes biologiques et médicales

L'examen pivot est le spermogramme. Il ne résume pas toute la fertilité masculine, mais il guide les décisions et permet d'identifier les grands profils d'anomalies.

  • Oligospermie : concentration de spermatozoïdes diminuée ;
  • Azoospermie : absence de spermatozoïdes dans l'éjaculat, à confirmer et à classer comme obstructive ou non obstructive ;
  • Asthénospermie : mobilité diminuée ;
  • Tératospermie : proportion élevée de formes atypiques.

Les causes explorées peuvent être testiculaires, hormonales, génétiques, infectieuses ou obstructives : insuffisance de production, varicocèle, hypogonadisme, syndrome de Klinefelter, microdélétions du chromosome Y, mutation CFTR, antécédent d'orchite, IST, épididymite, prostatite, vasectomie ou obstruction congénitale.

L'analyse de la fragmentation de l'ADN spermatique peut être proposée dans certains contextes, notamment anomalies persistantes, échecs répétés d'AMP ou fausses couches à répétition.

02

Facteurs liés au mode de vie et à l’environnement

La qualité spermatique peut être influencée par le stress oxydatif, les toxiques, l'environnement et la chaleur scrotale. Ces facteurs ne sont pas toujours la seule cause, mais ils peuvent aggraver une situation déjà fragile.

  • tabac, alcool, cannabis et autres toxiques ;
  • surpoids, sédentarité ou entraînement excessif ;
  • exposition répétée à la chaleur : sauna, bain chaud, vêtements très serrés, ordinateur sur les genoux ;
  • solvants, pesticides, perturbateurs endocriniens ou expositions professionnelles spécifiques.

Ces éléments sont recherchés dans le bilan, car ils sont parfois modifiables avant une tentative naturelle, une IIU, une FIV ou une ICSI.

03

Troubles sexuels et troubles de l’éjaculation

Certaines infertilités masculines relèvent d'un trouble fonctionnel, neurologique ou anatomique qui empêche le dépôt ou l'émission correcte du sperme.

  • dysfonction érectile empêchant les rapports au bon moment ;
  • anéjaculation, éjaculation rétrograde ou volume d'éjaculat très faible ;
  • diabète, chirurgie prostatique, atteinte neurologique ou lésion médullaire ;
  • antécédents de chirurgie pelvienne, de traumatisme ou de traitement médical influençant l'éjaculation.

Des modalités de recueil ou de prélèvement adaptées existent selon la cause, en coordination avec l'équipe d'AMP.

Étapes

Les étapes de prise en charge

01

Amélioration de l’hygiène de vie

Les mesures hygiéno-diététiques sont discutées dès le début, car elles peuvent améliorer le terrain spermatique et réduire certains facteurs de stress oxydatif.

  • arrêt du tabac, réduction de l'alcool et du cannabis ;
  • correction d'un surpoids et activité physique régulière, sans surentraînement ;
  • limitation de la chaleur excessive au niveau des testicules ;
  • réduction des expositions professionnelles ou environnementales lorsqu'elles sont identifiées.

Les effets ne sont pas immédiats : un spermogramme de contrôle se discute souvent après environ 3 mois.

02

Bilan complémentaire et diagnostic

Lorsque le spermogramme est anormal, il doit souvent être contrôlé. Le bilan complémentaire dépend ensuite de la sévérité, du volume de l'éjaculat, du contexte clinique et du projet du couple.

  • bilan hormonal : FSH, LH, testostérone, prolactine, TSH selon les cas ;
  • échographie testiculaire et du cordon spermatique pour rechercher une varicocèle ou une anomalie testiculaire ;
  • caryotype, microdélétions du chromosome Y ou recherche CFTR lorsque l'azoospermie ou l'oligospermie sévère le justifie ;
  • analyse de l'ADN spermatique dans des indications ciblées.
03

Traitements médicaux ou chirurgicaux

Le traitement n'est jamais automatique : il dépend de la cause retrouvée, du spermogramme, de l'âge de la partenaire, de la réserve ovarienne et du calendrier du projet parental.

  • traitement hormonal en cas d'hypogonadisme hypogonadotrope documenté ;
  • antibiothérapie ciblée en cas d'infection génitale active ;
  • antioxydants discutés dans certaines situations, avec un bénéfice variable selon les profils ;
  • traitement d'une varicocèle par embolisation ou chirurgie lorsque l'indication est retenue ;
  • TESE ou micro-TESE en cas d'azoospermie sélectionnée, avec utilisation des spermatozoïdes en ICSI si un prélèvement est positif.
04

Assistance médicale à la procréation

La stratégie AMP est choisie à partir du bilan du couple, pas du spermogramme seul.

  • IIU : possible si les anomalies sont modérées et si le nombre de spermatozoïdes mobiles préparés est suffisant ;
  • FIV classique : proposée selon la qualité spermatique, le bilan féminin et les antécédents ;
  • ICSI : technique de référence dans les infertilités masculines sévères, certaines azoospermies avec spermatozoïdes récupérés, mobilités très faibles ou échecs de fécondation.
Conseils

Trois conseils pour optimiser la fertilité masculine

01

Travailler les bases

Alimentation équilibrée, activité physique modérée, sommeil suffisant et correction d'un surpoids peuvent améliorer le terrain hormonal et métabolique. La production de testostérone et la spermatogenèse sont sensibles à l'état général.

02

Limiter toxiques et chaleur

Tabac, cannabis, excès d'alcool, chaleur répétée, bains chauds, sauna prolongé ou ordinateur sur les genoux peuvent altérer la qualité spermatique chez certains hommes. Les corriger tôt est utile, même avant le résultat du bilan complet.

03

Anticiper les 3 mois

Un spermatozoïde met environ 74 jours à être produit. Il faut donc éviter de juger trop vite l'effet d'un traitement ou d'une amélioration du mode de vie : le contrôle se programme avec le médecin, souvent à distance.

Réassurance

Pourquoi consulter à l’IMF pour une infertilité masculine ?

01

Le couple évalué ensemble

Le bilan masculin est mené en parallèle du bilan féminin dès le départ, afin de couvrir toutes les causes possibles sans perdre de temps.

02

Bilan andrologique structuré

Spermogramme, bilan hormonal, imagerie, génétique et ADN spermatique sont discutés selon les résultats, dans une logique ciblée et progressive.

03

Une médecin référente

Le Dr Alexandra Mesner coordonne l'exploration de la fertilité masculine et l'articule avec le parcours de médecine de la reproduction.

04

De l’optimisation à l’AMP

Selon la cause : hygiène de vie, traitement médical, avis chirurgical, IIU, FIV ou ICSI sont discutés avec une vision globale du couple.

05

3 centres à Paris

Les consultations sont organisées dans les centres IMF Paris 9, Paris 16 Thiers et Paris 16 Bassano.

Citation
Parole d’expert

Évaluer l’homme dès le premier jour

L'infertilité masculine est trop souvent le dernier bilan réalisé, alors qu'elle est en cause dans près de la moitié des situations. À l'IMF, l'homme est évalué dès le premier jour, parce que traiter l'infertilité, c'est traiter le couple.

Dr Alexandra Mesner
Dr Alexandra MesnerMédecin de la reproduction, IMF Paris
Médecins IMF

Les médecins associés à ce parcours

Les praticiens IMF rattachés à cette page permettent de relier vos questions, les examens éventuels et la suite du suivi.

Centres IMF

Des lieux pensés pour coordonner le parcours.

Les centres IMF à Paris permettent d’organiser les consultations, certains examens et le suivi avec les praticiens concernés. Selon votre situation, ils servent de point d’appui pour coordonner les rendez-vous, les résultats et les prochaines étapes du parcours.