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Profil Dr Alexandra Mesner
Médecin de la reproduction
On parle d'infertilité lorsqu'un couple ne parvient pas à obtenir une grossesse après 12 mois de rapports sexuels réguliers sans contraception. L'infertilité masculine correspond à une situation où un facteur masculin est identifié comme cause principale ou contributive.
Elle est beaucoup plus fréquente qu'on ne l'imagine : un facteur masculin est retrouvé dans environ la moitié des couples consultant pour infertilité, seul ou associé à un facteur féminin. Pourtant, elle reste souvent sous-explorée, car elle ne provoque généralement aucun symptôme visible.
Un homme peut avoir une sexualité normale, ne ressentir aucune douleur et se sentir en parfaite santé tout en présentant une anomalie du spermogramme, un trouble hormonal, une varicocèle, une anomalie génétique ou une altération de l'ADN spermatique. C'est pourquoi le bilan masculin doit être réalisé en même temps que le bilan féminin, dès le début du parcours.
Il associe spermogramme, interrogatoire médical, examen clinique, bilan hormonal et examens ciblés selon les résultats : échographie testiculaire, génétique, recherche d'infection ou analyse de l'ADN spermatique.
Il n'y a le plus souvent ni douleur, ni trouble sexuel, ni signe visible. Le spermogramme reste l'examen de référence pour dépister une anomalie de concentration, mobilité, morphologie, volume ou absence de spermatozoïdes.
La fabrication des spermatozoïdes dure environ 74 jours. Les effets d'un changement d'hygiène de vie, d'un traitement ou d'une supplémentation ne se mesurent donc pas immédiatement : un contrôle se raisonne souvent à 3 mois.

À l'IMF, nous partons d'un principe simple : l'infertilité est un sujet de couple. La femme et l'homme sont donc évalués simultanément, dès le premier rendez-vous, afin de ne pas retarder le diagnostic ni la stratégie de prise en charge.
Le Dr Alexandra Mesner, médecin de la reproduction avec une expertise andrologique et biologique, reçoit les hommes en parallèle du bilan féminin. Elle analyse le spermogramme, précise les antécédents, recherche les facteurs de risque et prescrit les examens complémentaires utiles : bilan hormonal, échographie, génétique ou étude de l'ADN spermatique selon le contexte.
Cette organisation permet de proposer rapidement la bonne orientation : optimisation naturelle de la fertilité, correction d'un facteur médical, avis chirurgical pour varicocèle ou prélèvement testiculaire, ou assistance médicale à la procréation par IIU, FIV ou ICSI.
L'examen pivot est le spermogramme. Il ne résume pas toute la fertilité masculine, mais il guide les décisions et permet d'identifier les grands profils d'anomalies.
Les causes explorées peuvent être testiculaires, hormonales, génétiques, infectieuses ou obstructives : insuffisance de production, varicocèle, hypogonadisme, syndrome de Klinefelter, microdélétions du chromosome Y, mutation CFTR, antécédent d'orchite, IST, épididymite, prostatite, vasectomie ou obstruction congénitale.
L'analyse de la fragmentation de l'ADN spermatique peut être proposée dans certains contextes, notamment anomalies persistantes, échecs répétés d'AMP ou fausses couches à répétition.
La qualité spermatique peut être influencée par le stress oxydatif, les toxiques, l'environnement et la chaleur scrotale. Ces facteurs ne sont pas toujours la seule cause, mais ils peuvent aggraver une situation déjà fragile.
Ces éléments sont recherchés dans le bilan, car ils sont parfois modifiables avant une tentative naturelle, une IIU, une FIV ou une ICSI.
Certaines infertilités masculines relèvent d'un trouble fonctionnel, neurologique ou anatomique qui empêche le dépôt ou l'émission correcte du sperme.
Des modalités de recueil ou de prélèvement adaptées existent selon la cause, en coordination avec l'équipe d'AMP.
Les mesures hygiéno-diététiques sont discutées dès le début, car elles peuvent améliorer le terrain spermatique et réduire certains facteurs de stress oxydatif.
Les effets ne sont pas immédiats : un spermogramme de contrôle se discute souvent après environ 3 mois.
Lorsque le spermogramme est anormal, il doit souvent être contrôlé. Le bilan complémentaire dépend ensuite de la sévérité, du volume de l'éjaculat, du contexte clinique et du projet du couple.
Le traitement n'est jamais automatique : il dépend de la cause retrouvée, du spermogramme, de l'âge de la partenaire, de la réserve ovarienne et du calendrier du projet parental.
La stratégie AMP est choisie à partir du bilan du couple, pas du spermogramme seul.
Alimentation équilibrée, activité physique modérée, sommeil suffisant et correction d'un surpoids peuvent améliorer le terrain hormonal et métabolique. La production de testostérone et la spermatogenèse sont sensibles à l'état général.
Tabac, cannabis, excès d'alcool, chaleur répétée, bains chauds, sauna prolongé ou ordinateur sur les genoux peuvent altérer la qualité spermatique chez certains hommes. Les corriger tôt est utile, même avant le résultat du bilan complet.
Un spermatozoïde met environ 74 jours à être produit. Il faut donc éviter de juger trop vite l'effet d'un traitement ou d'une amélioration du mode de vie : le contrôle se programme avec le médecin, souvent à distance.
Le bilan masculin est mené en parallèle du bilan féminin dès le départ, afin de couvrir toutes les causes possibles sans perdre de temps.
Spermogramme, bilan hormonal, imagerie, génétique et ADN spermatique sont discutés selon les résultats, dans une logique ciblée et progressive.
Le Dr Alexandra Mesner coordonne l'exploration de la fertilité masculine et l'articule avec le parcours de médecine de la reproduction.
Selon la cause : hygiène de vie, traitement médical, avis chirurgical, IIU, FIV ou ICSI sont discutés avec une vision globale du couple.
Les consultations sont organisées dans les centres IMF Paris 9, Paris 16 Thiers et Paris 16 Bassano.
L'infertilité masculine est trop souvent le dernier bilan réalisé, alors qu'elle est en cause dans près de la moitié des situations. À l'IMF, l'homme est évalué dès le premier jour, parce que traiter l'infertilité, c'est traiter le couple.
Les praticiens IMF rattachés à cette page permettent de relier vos questions, les examens éventuels et la suite du suivi.
Les centres IMF à Paris permettent d’organiser les consultations, certains examens et le suivi avec les praticiens concernés. Selon votre situation, ils servent de point d’appui pour coordonner les rendez-vous, les résultats et les prochaines étapes du parcours.
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